En 2000, le Professeur Radaelli publiait en édition pro manuscripto un essai suggestif qui, depuis, a été
repris, considérablement augmenté et publié chez un grand éditeur catholique italien.
Le titre fait référence
à l’image, bien connue, de la femme aux yeux bandés qui représente les Juifs aveuglés par leur
incrédulité. Pour Radaelli, cette image devient celle de l’Eglise d’aujourd’hui qui, en certains
de ses représentants les plus éminents, s’aveugle sur la nature même de la foi catholique en prônant
un œcuménisme mortel.
À l’encontre
des démonstrations qui voient le monothéisme comme un point de rapprochement entre les trois religions monothéistes
(Juifs, Chrétiens et Musulmans), Radaelli met en lumière la séparation radicale que constitue la doctrine
chrétienne sur Dieu. Le monothéisme chrétien est unique parce qu’il est trinitaire (l’auteur
utilise même le néologisme, contestable, de trinitarietà).
Sont passés au crible
de cette critique trinitaire de nombreux ouvrages et déclarations de théologiens et de différents cardinaux
(Etchegaray, Cassidy, Martini et même Ratzinger). Jean-Paul II, lui aussi, est soumis à cette critique. Non seulement
à propos des rencontres inter religieuses d’Assise mais aussi à propos de sa visite à Jérusalem.
Visite au cours de laquelle – l’image a fait le tour du monde –, Jean-Paul II a répété
le geste que font tous les Juifs pieux du monde qui viennent à Jérusalem : il a glissé dans une fissure du
Mur des Lamentations (les vestiges de l’ancien Temple de Jérusalem) un papier contenant une prière. Le professeur
Radaelli demande : « Comment pourrons nous encore reprocher aux Juifs de ne pas croire au Temple qu’est le Christ,
si véritablement nous courons pour prier dans leur temple, mort, vide et désormais seulement idolâtrique ?
».
E. M. Radaelli reprend
et développe la doctrine de la « substitution », abandonnée par les théologiens. Doctrine
qui affirme que l’Eglise constitue le nouvelle Isräel et qui conteste qu’il existe deux peuples de Dieu. L’Eglise
seule bénéficie des dons de Dieu en remplacement d’ Isräel qui n’est plus le « peuple
élu » depuis qu’il a refusé de renconnâitre le Messie et sa divinité.
Ce gros livre constitue
une des critiques les plus argumentées parues en Italie contre certains aspects du dialogue inter religieux lancé
par l’Eglise depuis Vatican II. Il n’est pas sans signification qu’il soit publié avec une préface
de Mgr Livi, doyen de la Faculté de Philosophie de l’Université Pontificale du Latran (et, aussi, membre de
l’Opus Dei). Il a également été recensé favorablement par diverses revues éditées
au Vatican (Divinitas, notamment).
C’est un des signes
qu’il n’y a pas, sur le sujet du dialogue inter religieux, une voix univoque au Vatican.
Yves Chironi
* * *
DUE BREVI ANNOTAZIONI DELL’AUTORE.
Con i sentimenti più
grati per la bella recensione, mi sia consentita una breve delucidazione sul punto della trinitarietà, analoga a
quella fatta alla recensione comparsa su « Divinitas », da cui questa forse dipende.
A
volte uso il termine trinitarietà, oltre che trinità (oltre, non in luogo). Il termine
trinitarietà, come divinità, indica il modus rei, ovvero indica la modalità di una cosa
(proprio come dice il prof. Lavatori di « Divinitas »), distinguendo questa funzione sintattica, per cui si usa un
nome astratto di cosa, dall’altra funzione per cui se ne usa il corrispettivo concreto, in analogia a distinzioni quali
veridicità, veritiero, vero.
Il
nome concreto vero (il vero, la verità) indica infatti la realtà della cosa, dell’ente; l’aggettivo
veritiero qualifica invece il suo oracolo, la testimonianza che se ne fa; infine il nome astratto veridicità
esprime la condizione nella quale l’uno e l’altro si pongono.
Così Trinità,
trinitario, trinitarietà: con il neologismo coniato da Tertulliano si esprime la res dell’arcano
divino: un’Essenza di tre Persone; con l’aggettivo trinitario se ne qualificano (per esempio) le sue processioni
interne o la sua rivelazione: processioni trinitarie, rivelazione trinitaria; con trinitarietà si riconosce infine
la particolare qualità dell’essere in cui si può dare la cosa, in cui la si può scientificamente ipotizzare,
valutarne i requisiti, e finalmente accertare: la trinitarietà come condizione formale. Il senso del termine trinitarietà,
più che « sfuggente », vuole essere individuativo.
Metafisicamente: poiché
Dio è il suo essere, Egli è il vertice assoluto e infinito di tutte le più nobili perfezioni presenti
nell’unità – metafisicamente semplicissima – appunto del suo Essere. Dunque Dio è la sua
essenza, la sua divinità, la sua carità, la sua misericordia, la sua sapienza, e così via. E poiché
la Rivelazione insegna che Dio è – per noi misteriosamente – Uno e Trino, possiamo e dobbiamo dire che Egli,
essendo appunto il suo Essere, è la sua Trinità e, pertanto, la sua Trinitarietà. Lo afferma, sia
pure in modo implicito, anche sant’Agostino, quando osserva che tutto ciò che è in Dio è Dio
(cfr. De Civitate Dei, XI, 10, 1).
Quindi la distinzione tra
un antico neologismo entrato nel patrimonio comune e un termine di nuovo conio che di quello definisce i presupposti non mi sembra
arbitrario, ma, piuttosto, doveroso.
E. M. R.
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